Phase 1 : analyse
84 % des écoles surveillées ont enregistré une mauvaise qualité de l'air intérieur.
Lancée en 2020 par Airscan en collaboration avec Belfius, l’initiative « Air pur pour les écoles » a mesuré les concentrations de CO₂, de particules fines (PM2,5) et de COV dans les salles de classe lors de campagnes menées sur plusieurs mois. Les résultats montrent que de nombreux enfants continuent d’apprendre dans un air dont la qualité ne respecte pas les recommandations sanitaires de base.
Le projet en bref
La première phase s’est déroulée sous la forme d’un programme pluriannuel dans les écoles belges, avec des campagnes de suivi conçues pour recueillir des données représentatives des conditions en classe. Les écoles ont reçu des diagnostics structurés et des recommandations pratiques, étayés par un retour d’information continu tout au long de la campagne.
72
écoles équipées et surveillées
6
mois de mesures par école
5,670
Les enfants ont bénéficié du suivi et des améliorations
Ce que nous avons mesuré et comment
La première phase s’est concentrée sur trois polluants intérieurs courants ayant un impact sur la santé et l’apprentissage : le dioxyde de carbone (CO₂), les particules fines (PM2,5) et les composés organiques volatils (COV). Des capteurs ont été installés dans plusieurs salles de classe de chaque école, suivis d’un diagnostic initial et d’un contrôle final après la période d’amélioration.
- Des capteurs intérieurs ont été installés dans les salles de classe.
- Diagnostic initial, puis évaluation de suivi après 6 mois.
Principales conclusions
La qualité de l'air intérieur est souvent mauvaise dans les écoles.
La première phase s’est concentrée sur trois polluants intérieurs courants ayant un impact sur la santé et l’apprentissage : le dioxyde de carbone (CO₂), les particules fines (PM2,5) et les composés organiques volatils (COV). Des capteurs ont été installés dans plusieurs salles de classe de chaque école, suivis d’un diagnostic initial et d’un contrôle final après la période d’amélioration.
- 84 % des écoles présentaient une mauvaise qualité de l’air intérieur par rapport aux recommandations de référence
- Les particules fines (PM2,5) sont apparues comme la principale source d’inquiétude.
Engagement et assistance en temps réel
La première phase ne se limitait pas à la collecte de données. Les enseignants et les élèves ont été informés du problème, et les écoles ont reçu des conseils participatifs sur les actions qu’elles pouvaient entreprendre immédiatement. Lors des pics de pollution, les enseignants étaient avertis afin de réagir en temps réel.
- 13 737 alertes envoyées aux enseignants pour signaler les pics de pollution
- Conseils pratiques partagés sur les habitudes de ventilation, l’utilisation des pièces et les routines quotidiennes
Ce qui a fonctionné
Ventilation et purification ciblée de l'air
La ventilation demeure le principal levier structurel, mais elle n’est pas toujours suffisante, notamment dans les bâtiments anciens, les salles de classe surchargées ou lorsque l’air extérieur introduit des particules à l’intérieur. La phase 1 a donc également testé la purification de l’air dans des cas ciblés, avec des résultats convaincants, en particulier pour la réduction des particules fines.
- La ventilation améliore les résultats, mais elle a ses limites dans les bâtiments scolaires réels.
- Les purificateurs d’air peuvent constituer une option efficace et économique en cas de besoin.
Et ensuite?
Amélioration à grande échelle
La phase 1 a permis d’établir une situation de référence claire, de déterminer quelles actions améliorent concrètement les conditions de travail et de confirmer l’existence de solutions. La prochaine étape consiste à passer du diagnostic et des projets pilotes à la mise en œuvre.